Statistiques "plan de développement"

Statistique « baromètre plan de développement »

Qualité et valeur du plan de développement

Nombre de projets (parmi les 1859 estimations)

En %

Très Bonne

7

0,4

Bonne

216

11,6

Moyenne

498

26,8

Insuffisante

665

35,8

Très insuffisante

473

25,4

 

429 répondants ont testé leur plan d’affaires auprès de professionnels et pour 204 d’entre eux, celui-ci semble presque parfait aux yeux des conseillers, accompagnateurs, avocats, comptables et investisseurs qui l’ont lu.

357 répondants ont bénéficié de conseils externes pour la réalisation de leur business plan et 305 autres répondants ont même délégué sa réalisation à un professionnel. Mais tout de même, 15,6 % des participants déclarent ne pas encore disposer de plan de développement (alors qu’ils sont en train d’effectuer une évaluation de la qualité de leur projet et un calcul de sa possible valeur transactionnelle).

39,5 % des répondants n’ont pas déterminé leur business modèle. Seuls 5,3 % des participants pensent disposer d’un business modèle clairement défini et opérationnel, c’est-à-dire que leurs modèles de revenus et leurs modèles d’acquisition de clients sont prouvés et dotés d’une métrique adéquate.

À peine 8,4 % des utilisateurs du simulateur répondent avoir une stratégie commerciale complète : à savoir un plan détaillé de tactiques commerciales (non seulement offensives mais aussi défensives) incluant des objectifs à atteindre, des ressources à engager ainsi que des délais à respecter.

La majorité des utilisateurs n’ont tout au plus qu’une suite d’idées, voire une simple liste d’options commerciales à actionner et d’objectifs à atteindre mais sans aucune idée de comment et à quel moment mobiliser les ressources nécessaires pour y parvenir. Au moment de l’évaluation, la stratégie commerciale de 734 répondants était seulement en cours d’élaboration.  

Seuls 20 % des répondants ont une filière commerciale pleinement opérationnelle ou en train d’être testée (premiers recrutements effectués).

81,7 % des répondants n’ont pas encore de perspectives de partenariats stratégiques avec d’autres sociétés, grandes ou petites, publiques ou privées.

Pour 1 268 répondants, l’objectif de leur plan marketing est de devenir leader sur leur marché et/ou de maintenir leur avance. 509 autres répondants se contentent d’être un challenger et leur plan marketing actuel vise principalement à attirer des investisseurs.

67,6 % des répondants ne connaissent pas ou ont tendance à sous-estimer le budget marketing nécessaire pour bâtir leur marque et lancer leur produit/service.

Seuls 4,8 % des répondants prévoient de recruter, dans les 12 premiers mois de leur activité, plus de 5 employés. Et 48,3 % ne comptent en engager qu’entre 1 et 3.

Peu de participants ont de grandes ambitions en matière de création d’emplois : en effet, seuls 3 % d’entre eux envisagent d’engager plus de 40 personnes dans les cinq premières années de leurs activités. Et 12,2 % des répondants espèrent atteindre la fourchette entre 20 et 40 recrutements endéans les cinq prochaines années.

1 018 répondants ne nourrissent pas non plus de grandes ambitions concernant le chiffre d’affaires de leur start-up, puisqu’ils estiment que les revenus de leur activité pour les douze prochains mois se situeront probablement entre 250 000 € et 650 000 €. Ils ne sont que 152 à espérer dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires la première année d’activité.

49,9 % des participants estiment que le potentiel du chiffre d’affaires de leur start-up dans cinq ans est inférieur à 10 millions d’euros ou alors ils ne savent pas encore le déterminer.

La plupart des répondants sont partisans de l’approche Bottom up, prudente et rationnelle du développement d’activité et préfèrent considérer le contexte limité prévalant au démarrage de la start-up, ses contraintes de capacité pour estimer ensuite les revenus qui pourront être engrangés et tout ce qui en découle (résultats nets, cash flows libres, etc.) pour les premiers exercices d’activité. En général, l’approche bottom up, fréquemment préconisée dans les structures d’accompagnement des entreprises émergentes convient plutôt pour valoriser des activités de service à la personne (activités médicales, plomberie, restaurants, etc.).

Les capitaux-risqueurs, eux, affectionnent plutôt le raisonnement par induction, c’est-à-dire qu’ils préfèrent l’approche Top down, plus en phase avec leurs méthodes empiriques de prédilection (telles l’ExitValue) pour valorises les jeunes pousses. Ils partent des objectifs commerciaux et de rentabilité à atteindre au moment de leur sortie pour ensuite réfléchir aux ressources nécessaires pour les atteindre et par conséquent aux capitaux nécessaires pour se doter de cette capacité.

Seuls 16,7 % des répondants estiment avoir le potentiel de devenir des high potential ventures (chiffre d’affaires compris entre 50 et 100 millions €) dans les cinq ans. Et 32,9 % espèrent seulement devenir des middle market ventures (chiffre d’affaires compris entre 10 et 50 millions €).

D’un autre côté, 899 répondants, assez optimistes, pensent que leur start-up pourrait atteindre, une fois parvenue à sa vitesse de croisière, des marges nettes juteuses, supérieures à 35 %. Et 553 répondants estiment qu’elles se situeront plutôt dans une fourchette entre 20 % et 35 %.