Statistiques "équipe"

L’équipe étant proportionnellement le plus gros contributeur à la qualité globale et par conséquent à la valeur globale du projet estimé, voyons les statistiques spécifiques la concernant :

Statistiques « baromètre équipe » :

Qualité et valeur de l’équipe

Nombre de projets (parmi les 1859 estimations)

En %

Très Bonne

0

0,0

Bonne

118

6,3

Moyenne

403

21,7

Insuffisante

1171

63,0

Très insuffisante

167

9,0

 

Rares sont les projets dotés de l’atout majeur : la dream team. Globalement, l’équipe n’est qualifiée de « bonne » que dans seulement 6,3 % des évaluations effectuées. Dans la plupart des cas (72 %) elle est éminemment insuffisante.

Notamment, parce que la majorité (80 % du total) des utilisateurs du SQC&PV n’ont pas, voire aucune expérience de la création d’entreprise, voire même une expérience tout court dans le monde des entreprises émergentes. Tout au plus, pour 46,6 % des répondants, les cofondateurs ont une expérience de la vente ou de la technologie ou en tant que product manager, c’est-à-dire une expérience des affaires assez chétive. Seuls 74 utilisateurs (soit 4 % du total des répondants) ont déjà créé une start-up dans le passé.

En outre, l’expertise du marché ciblé est relativement faible. 54% des répondants ont développé cette expertise en ayant excellé dans des postes à responsabilité (dans le même secteur d’activité) qu’entre 2 et 5 ans. 14,5% des participants déclarent même n’avoir aucune connaissance approfondie de leur futur marché.

Et puis surtout, un quart des simulations effectuées, l’ont été par des aspirant-entrepreneurs sans associés. Ignorent-ils que l’équipe a plus de valeur que le porteur de projet solo ? Le capital-risqueur préfèrera miser sur une dream team disposant de toutes les principales compétences nécessaires pour gérer une entreprise émergente : gestion, finance, technique, commerciale…

968 utilisateurs (soit 52,1 % du total) ont une équipe de gestion incomplète, bien que complémentaire, mais ne savent ni où ni comment trouver les talents manquants.

79,8 % des répondants ont moins de 35 ans : 831 utilisateurs sont dans la tranche 20 – 25 ans. Pourtant, les jeunes entrepreneurs frais émoulus des grandes écoles n’ont pas toujours la cote, en tous cas pas auprès de la majorité des investisseurs aguerris. Ceux-ci demandent généralement au porteur de projet de s’entourer d’un staff chevronné. Ce qui rassure l’apporteur de capitaux, c’est une équipe de gestion comprenant des « grey hair profiles », des professionnels confirmés, dix années d’expérience au minimum, en finance, gestion, marketing, RH, informatique, etc.

Parmi les utilisateurs, peu affichent des motivations réellement parlantes pour les investisseurs : seuls 398 (soit 21,4 % du total) répondants prétendent ouvertement vouloir s’enrichir en créant leur entreprise. Le reste se retranche derrière des valeurs, objectifs et motivations-vitrine : autonomie, indépendance, réalisation de soi, défi professionnel plus stimulant, aura du statut de fondateur et côté « trendy » des startups.

Peu de porteurs de projet n’osent le prendre en compte, mais les motivations prosaïques (pour lancer leur start-up) ont plus la cote auprès des capitaux-risqueurs. En effet, ceux-ci ne sont pas des philanthropes, au contraire, la majorité d’entre eux est là pour gagner de l’argent, notamment pour compenser les pertes encourues sur d’autres projets. Donc, toute volonté manifeste de s’enrichir et d’enrichir les actionnaires est plutôt encourageante pour les apporteurs de capitaux.

Heureusement, la plupart des participants (80,8 % du total) acceptent d’être dirigés par un CEO plus expérimenté et/ou d’être coachés.

Ce qui est plutôt étonnant c’est que seulement 247 porteurs de projet (soit 13,3 % du total) ont investi toutes leurs économies dans leur projet. Et 488 (26,2 % du total) aspirant-entrepreneurs ont investi environ trois quarts de leurs économies dans leur projet. La majorité ayant préféré ne pas risquer plus de la moitié de leur patrimoine financier dans leur projet. Pourtant, quand l’entrepreneur y va de sa poche, c’est un signe fort de sa détermination et de sa conviction aux yeux des investisseurs. En effet, c’est la meilleure preuve que l’entrepreneur en devenir y croît. Peu importe le montant que vous investissez, pourvu qu’il soit significatif compte tenu de vos moyens.